Quand la nature nous souffle le design d’un projet…

RSS Posté le 26 septembre 2016

A première vue, un beau parcours de VTT, c’est celui qui nous offre le bonheur simple d’évoluer dans un paysage bucolique, de piloter sur un sentier rythmé d’enchainements joueurs et surprenants, de sauter de rochers en talus, de talus en canyons…

Pour que ce rêve puisse devenir réalité, il nous faut mettre au point un savoureux mélange de terrain de jeux incroyables, de contraintes foncières, pastorales, forestières, touristiques, auxquelles vient s’adosser une dimension naturelle qui peut parfois peser de toute sa beauté dans la balance.

Chez BikeSolutions, nous possédons bon nombre de casquettes (ingénieurs, aménageurs, pratiquants passionnés), mais pour s’assurer que nos projets s’intègrent au mieux à leur environnement naturel, nous collaborons avec les techniciens locaux et les référents en écologie. Ils amènent une partie indispensable de la transversalité nécessaire à tout projet.

Nos parcours VTT comme vecteur de valorisation fun !

La taïga scandinave est immense, mais sensible aussi tant sa régénération est lente. Alors attention !

Les agents de l’ONF sont souvent des interlocuteurs de choix, maîtrisant bien leur territoire. Mais dans des contextes aux enjeux forts, il nous arrive de faire appel aux services d’experts en écologie. Que ce soit avec le Parc National de la Vanoise, ou bien des bureaux d’études spécialisés (comme MDP Consulting, Karum ou Osmose, pour ne citer que ceux avec qui nous avons déjà travaillé), le travail commun doit être étroit pour sauvegarder la biodiversité tout en ne se détournant pas de l’objectif N°1 : faire le meilleur aménagement possible pour les futurs vététistes. Certains sites sont plus sensibles que d’autres, et on peut dire qu’à Métabief, La Plagne, Tignes-Val d’Isère où encore en Haute Maurienne, c’est parfois un vrai défi de trouver le bon compromis.

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Cembraie sur gypse sensible à La Plagne, sur un secteur à fort potentiel VTT mais aussi très fragile. Inventaire de la flore sur cette photo, avec le BE Karum.

En amont des projets, cette démarche permet d’anticiper l’implantation des futures pistes et d’assurer une intégration environnementale en douceur. Les paysages sauvages sont un terrain de jeux d’exception qu’il convient de respecter. Une fougère par-ci, une fleur par-là; un oiseau par ci, un rongeur par là… Eh oui, ils sont chez eux !

Salut la fourmilière ! Nous avons même soigné la découpe pour lui laisser la place de grandir un peu :-)

Salut la fourmilière ! Nous avons même soigné la découpe du pont pour lui laisser la place de grandir un peu 🙂

Mais sur d’autres projets, les enjeux naturels sont si importants qu’ils viennent parfois remettre en question les plans initiaux, impulsant un repositionnement de l’offre imaginée. La nature nous souffle alors des solutions, nous inspire de nouvelles manières de développer une offre VTT adéquate, mais toujours funs et innovantes.

Pour autant, dans de rares cas, il est arrivé qu’un tracé soit abandonné devant les enjeux environnementaux omniprésents : il faut parfois savoir reculer. Notre dévouement pour la cause VTT n’ira pas à l’encontre de la préservation des espaces naturels sensibles... Il est d’ailleurs bon de rappeler que de couper hors des sentiers, c’est avant tout une dégradation du milieu qui peut mettre en péril la bonne acceptation de la communauté VTT. Soyons responsables !

La pleine satisfaction de rider nos trails passe impérativement par une intégration globale réussie, qu’elle soit environnementale ou paysagère. Une question d’éthique !

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